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Carole Fontaine photographe |
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Carole fontaine Née à Beaune (France) en 1964. Après des études d’Art Graphique, Carole développe un regard et un savoir-faire dans divers domaines toujours liés à l’image. Décoratrice, elle travaille pour le cinéma, la publicité, le théâtre et la télévision. Puis elle assiste des artistes appartenant à des univers variés : urbanisme, sculpture, peinture & design. Ce travail de collaboration artistique l’a conduite en 1994 à utiliser son appareil photo comme un carnet de croquis lors d’un séjour de six mois à Lisbonne.
Vision
« Un jour par hasard durant ma vie de Lisboète j¹ai réutilisé un film que j¹avais déjà impressionné. La première prise de vue était consacrée aux mosaïques et aux murs patinés du jardin envoûtant et suranné du Palais de Fronteira aux abords de Lisbonne, un lieu déjà dédié aux métamorphoses. La seconde utilisation de ce film le sur-imprimant donc sans le savoir, était employée à faire le portrait des jeunes carreleurs du Nord du Portugal, travaillant dur sur le projet qui m¹avait amené là. Le résultat fût saisissant : les hommes étaient comme magnifiés dans la pierre, l¹azulejo et la mousse, en quelque sorte anoblis par cette adjonction insolite du temps. » Depuis, j’associe de manière analogique et métaphorique la pratique du portrait et du reportage. Les sujets se fondent avec l’architecture de leur environnement, non pas dans un rapport de plan, plutôt dans une sorte d’amalgame onirique. En différents lieux, fortement identifiés par leur urbanité, j’ai réalisé grâce à la surimpression du film une synthèse aléatoire et sensible de mon appréhension du monde quotidien. Ces séquences visuelles sont des mises en forme de mes dérives urbaines, mes sensations à un instant figé, destiné à nous interroger sur le monde d’où elles proviennent.
Relation de série, phénomène analogique Mes photographies se considèrent parfois dans une relation de séries, comme un compte-rendu possible d’une géographie humaine presque imaginaire. Alors, je les associe sous forme de tableaux à plusieurs volets ou de diptyques. Cela renforce le caractère spontané des prises de vues et des sujets, et peut créer un « phénomène analogique ».
expositions personnelles : 2001 : Galerie/show-room MADE – Paris 2000 : BATOFAR – Paris 1999 : Galerie du LABORATOIRE – Paris 1999 : Galerie SIGNES URBAINS – Paris
expositions collectives : 1999 : Salon des Arts Plastiques – Romainville 1998 : MOIS OFF – Paris 1998 : LES RENCONTRES 98 pour le prix MARIN – Arcueil 1997 : Laboratoire CLOLUS – Paris 1997 : MARCHE FOIRE DE L’ODEON - Paris
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